Mareenefron

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Always believe in yourself.

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zac

Ce qui me passionne

đŸ‡ș🇾 Les langues đŸ‡©đŸ‡Ș

J'aime apprendre les langues Ă©trangĂšres mais plus particuliĂšrement l'anglais et l'allemand.

Le cƓur a ses raisons que la raison elle-mĂȘme ignore.

La dĂ©co 🏡

J'aime m'inspirer des plus belles déco épurées, minimalistes avec une touche boho.

Cuisiner đŸ„ž

Je ne suis pas une cheffe étoilée mais j'aime cuisiner et rendre mes plats esthétiques pour ouvrir l'appétit.

Le yoga / pilates đŸ§˜đŸŒâ€â™€ïž

Une de mes plus grandes fiertés.

Le graphisme đŸ–±

Je créer des logos, des flyers, des CV, des montages et je touche à la 3d.

Le dessin 🖌

Jette un Ɠil sur mes portraits traditionnels et numĂ©riques.

L'Ă©criture ✒

J'ai longtemps hésité à partager mes romans et puis, Wattpad à été la révélation.

Le chant / doublage 🎙

Je pousse la chansonnette et prĂȘte ma voix Ă  divers projets de doublage amateurs.

Mareenefrn


Hello,moi c'est Mareen. J'ai 34 ans et j'habite dans le sud de la France. Je suis passionnĂ©e par l'art depuis ma tendre enfance et je touche Ă  tout et n'importe quoi. J'adore dĂ©couvrir, apprendre, partager, Ă©changer sur les RS... Je suis la plus grande rĂȘveuse que la terre puisse accueillir et j'aime l'idĂ©e de pouvoir rĂ©aliser tous les souhaits que mon Ăąme et mon cƓur dĂ©sirent. Je pars du principe que lorsque l'on veut, on peut.


Illustrator and Designer

Kodiak Cakes

Zac est devenu le chef cuisto d'une petite marque amĂ©ricaine indĂ©pendante depuis deux ans. Il s'est engagĂ© pour la protection des ours bruns sauvages en menace d'extinction. Il pose pour la marque principalement basĂ©e sur la nourriture saine et vegan pour soutenir celle-ci et Ă©veiller les consciences en portant notamment des vĂȘtements, accessoires et goodies, faisant augmenter les ventes de part sa notoriĂ©tĂ©. 100 pourcent des bĂ©nĂ©fices sont directement versĂ©s a l'association partenaire " Vital Ground " .De nombreux fans amĂ©ricains se ruent sur les articles des nouvelles collections limitĂ©s. La cause est noble, et Zac qui est un amoureux des animaux,semble apprĂ©cier d'ĂȘtre l'Ă©gĂ©rie de cette organisation. Il ne finit pas de nous surprendre avec des publicitĂ©s plus attrayantes les unes que les autres. Voici les quelques articles , vendus exclusivement aux États-Unis.

On se souvient de cette vidĂ©o oĂč Zac fait un featuring avec la mascotte de Kodiak. Un bel ours đŸ» .

Zachary Efron

L'homme qui fait battre mon coeur

Simple Instagram Icon

27.08.2023

Quand l'Amérique s'invite en France.

Je suis tellement heureuse de pouvoir avoir la chance d'avoir ce t-shirt a manches longues venant d'amĂ©rique. TrĂšs heureuse de pouvoir participer au sauvetage des ours bruns mais je ne vais pas mentir, je le suis encore plus de pouvoir porter des vĂȘtements en rapport avec lui. Zac est un homme bien, qui a de grandes valeurs mais qui malheureusement ne le sait pas et Kodiak a beaucoup de chance qu'il participe et les aide a atteindre leurs objectifs. J'espĂšre qu'ils en sont conscients et qu'ils mesurent la chance qu'ils ont d'avoir cet ĂȘtre humain a leurs cĂŽtĂ©s. Je l'aime tellement, je n'arriverai jamais Ă  dĂ©crire a quel point. Je donnerais tout ce que j'ai pour pouvoir ĂȘtre Ă  ses cĂŽtĂ©s alors j'espĂšre qu'ils seront en mesure de l'assimiler et qu'ils le respectent comme il se doit. Je remercie mon amie d'amĂ©rique de me donner l'occasion d'acheter des choses exclusives car ce n'est pas livrable hors USA. Je suis comblĂ©e.

25.08.2023

Nathalie

Apprendre Ă  lĂącher prise, c'est ce qu'il y a de plus difficile dans ma vie. J'aime quand je peux tout contrĂŽler et notamment ce que je ressens au quotidien. Ce qui me fait peur, je ne l'explore qu'aprĂšs avoir tĂąter le terrain bien des fois. J'ai toujours aimĂ© inconditionnellement, et ce, depuis l'enfance. J'aimais ma mĂšre de maniĂšre tellement forte que je ne pouvais m'imaginer ma vie sans elle, et pourtant. Ce 31 mars 2016 fut l'un des pires jours de ma vie. Je me rappelle de tout, comme si c'Ă©tait hier. Les hurlements de ma sƓur, ses pas dans les escaliers pour me rejoindre, ses essoufflements car elle n'arrivait pas Ă  me dire ce qu'il se passait... tout est clair dans mon esprit. Je me souviens de chaque dĂ©tails de sa mort si soudaine et inexpliquĂ©e. D'ailleurs, on ne saura jamais ce qui est arrivĂ© a maman. Elle Ă©tait belle, si jeune et si pĂ©tillante de vie et elle savait exister. Quand elle Ă©tait dans une piĂšce, elle prenait toute la place, parce qu'elle avait un charisme et une beautĂ© indĂ©niables. On l'aimait, tout le monde l'aimait. C'Ă©tait un fait, maman Ă©tait une icĂŽne dans le monde lambda. Si elle avait Ă©tĂ© une cĂ©lĂ©britĂ©, ma mĂšre aurait eu beaucoup de succĂšs et aurait fait tourner des tĂȘtes. Son prĂ©nom avait Ă©tĂ© choisi en hommage Ă  une douce chanson " Nathalie " et elle le portait fiĂšrement. Si je devais dĂ©crire maman, je n'y arriverais pas car elle Ă©tait un tout. BourrĂ©e de gentillesse mais aussi de problĂšmes qu'elle tentait de cacher. DĂ©pressive dans l'intimitĂ© mais joviale et extravagante dans sa maniĂšre d'ĂȘtre avec autrui. Un clown, disait-on et c'est bien vrai. Si il y avait une blague a attraper, elle l'a choppait au vol en pleine conversation, sans mĂȘme se soucier des qu'en dira t-on. Maman Ă©tait une mĂšre dĂ©vouĂ©e, pleine de dĂ©sirs de faire au mieux et elle se trompait tellement souvent. Elle apprenait de ses erreurs en nous Ă©levant seule, avec acharnement et tendresse Ă  la fois, c'Ă©tait si troublant et ça nous rendait fiers. Nous, ses cinq enfants, n'avons jamais manquĂ© de rien matĂ©riellement, mais moi, j'ai manquĂ© d'amour , cruellement. Elle n'a jamais compris et je ne lui en tiendrai jamais rigueur car tout ce que je souhaite c'est me rappeler a quel point Nathalie Ă©tait une belle personne qui Ă  toujours fait du mieux qu'elle pouvait, dans la mesure du possible pour ĂȘtre notre maman, notre pilier aux cĂŽtĂ©s de mamie. C'est vrai, j'ai eu Ă©normĂ©ment de diffĂ©rents avec elle, car on ne se comprenait pas toujours mais ce cruel jour a tout balayĂ© sur son passage. Cet ouragan qui a emportĂ© toute ma vie sur son passage ne m'a pas laissĂ© le choix que d'apprĂ©cier de me souvenir uniquement des prĂ©cieux moments qu'on a pu partager avec celle qui nous a donnĂ© la vie. Ce jour ou je l'ai vu allongĂ©e au sol, inerte, sans vie Ă  la presque aube de ses quarante sept ans alors qu'elle allait bien quelques secondes avant. Cette voix qui rĂ©sonne dans ma tĂȘte " Maman est toute bleue, par terre et ne respire plus " . Ce sentiment de panique mais aussi de relativisation , car il Ă©tait impensable de la savoir morte. Elle Ă©tait bien trop vivante pour mourir, et pourtant la vie nous l'a prise en un claquement de doigts et on ne comprendra jamais pourquoi, comment... De toute maniĂšre, personne ne comprend ce genre de drame. Comment peut-on rentrer des courses, s'asseoir sur le divan, se tenir la tĂȘte et dire " Çà ne va pas " et la seconde suivante, tomber au sol et ne plus respirer Ă  tout jamais? S'en suit les jours, ou le dĂ©ni fait face Ă  l'acceptation, et entraine des sanglots et un vide intersidĂ©ral. Maman est partie, pour toujours. Son cerveau aurait lĂąchĂ© d'un coup, nous dira t-on mais on ne saura jamais la vĂ©ritĂ© et c'est ce qui fait le plus mal, le plus peur aussi. Et si on Ă©tait destinĂ©s Ă  vivre cette fin nous aussi? Si jeune? C'est pourquoi, je profite de chaque instant, en sachant que je ne la retrouverai jamais car je suis athĂ©e, et je ne crois qu'en la vie et en l'amour et me dis qu'ensuite, il n'y a plus rien . Ceux qui partent ne reviennent pas, et quand je partirai, ce sera Ă©ternellement moi aussi, pour m'Ă©teindre seule et je ne verrai personne car je ne serais plus. J'ai besoin d'Ă©crire, car ça fait des annĂ©es que je le garde en moi, des annĂ©es que j'en souffre et que je me dis que tout va bien mais c'est faux. Tout ne va pas bien. J'ai des excĂšs de colĂšre, de la rancƓur, de l'amertume, de la haine et me dit qu'il y a pourtant bien d'autres personnes qui mĂ©ritent de mourir, alors pourquoi elle? Pourquoi toi mamounette? Tant de questions qui n'auront jamais de rĂ©ponses. Ma vie est un puzzle, il manque deux piĂšces que je ne retrouverai jamais, mais j'ai l'espoir qu'une autre, ressemblante viendra finir ce chef-d’Ɠuvre et me rendre heureuse. On sait qui j'attends, qui je dĂ©sire plus que tout depuis l'enfance et je n'abandonnerai jamais ce que je ressens, ni mes convictions. Tant qu'il respirera et que je respirerai, mon cƓur battra pour lui et rien ni personne ne m’enlĂšvera cet amour et mes espoirs.

16.08.23

Ma dope...

Aujourd'hui, je l'aime. Bon, ok je ne suis pas trop objective car je l'aime toujours mais lorsque je me sens angoissée, déprimée ou en situation de panique, les sentiments sont encore plus forts et présents. Je me sens comme sur un nuage lorsque je le regarde. Hier, j'ai passé la journée à dire que je sentais qu'il y aurait une vidéo de Kodiak Cakes avec Zac, et mon imagination était en fait, un pur ressenti puisqu'aprÚs en avoir parlé a mes amis, Zac et la marque ont posté. C'est fou, a chaque fois que cet homme fait quelque chose, mon coeur s'emballe et je le sens toujours quelques minutes avant. Parfois, ( souvent ), je dors et je me reveille en sursaut. J'appelle ma meilleure amie pour lui dire que je me sens mal, que j'ai des palpitations cardiaques...que je n'arrive pas a me rendormir et elle me dit que Zac vient de poster. Je ressens un lien étrange et ce, depuis toujours et depuis que j'ai pu le voir en chair et en os, je me sens à la fois hyper proche et hyper loin. Il me manque alors qu'il me manquait dejà si fort depuis vingt ans. Je suis quelqu'un de pudique pour des tas de choses mais à chaque fois que les sentiments débordent j'ai trop besoin de m'exprimer pour ne pas bouillir de l'intérieur. AprÚs tout, Zac à de nombreux fans, et il est célibataire et ouvert d'esprit. Je ne suis qu'une nana amoureuse d'un homme qui fait un métier différent du mien. Une artiste dans l'ùme qui aime sans retenue et qui a besoin que ce soit concret. Je suis tellement heureuse quand je le regarde, j'ai cette impression soudaine d'avoir pris de la drogue et de me sentir marcher sur du coton. Il est ma dope, comme on dit. Rien que son sourire me suffit a apaiser les maux qui me blessent de bien des maniÚres, à bien des endroits dans mon coeur et mon corps. Ce mec c'est ma destinée et si je n'étais pas la sienne, moi, je sais simplement que lui, est mon chemin quoi qu'il en soit et que je ne me priverai jamais pour personne et ce, que ça plaise ou non. Il me rend meilleure et je l'en remercie.

Creativity is intelligence having fun.

Albert Einstein

Le début du commencement...

Parce que je suis une passionnĂ©e amoureuse de cet homme depuis le bac Ă  sable. Je crois bien que je suis nĂ©e pour l'aimer. J'avais environ quatorze ans quand je l'ai vu pour la premiĂšre fois Ă  la tĂ©lĂ© et mon coeur d'adolescente Ă  tout de suite fait " boom " et menacait de sortir de ma poitrine. ( oui, oui comme dans les dessin-animĂ©s je vous jure). Les sentiment Ă©taient forts, et distincts. J'avais l'impression de planer en plongeant mon regard dans ses yeux. MĂȘme si vraiment, il Ă©tait clair que cet Ă©cran de malheur nous sĂ©parait. J'ai tout de suite demandĂ© Ă  ma maman si il Ă©tait possible d'aller acheter des mags au bureau de presse, histoire d'avoir des posters de ce beau gosse au sourire ravageur. Maman ne l'aimait pas du tout, et me disait " Marine tu es trop grande pour fantasmer sur un gamin et il n'a rien de plus qu'un autre " mais c'Ă©tait faux. Il Ă©tait beaucoup plus que quelqu'un d'autre fort au contraire et puis, il Ă©tait meme plus ĂągĂ© que moi d'un an et demi. Il avait tout ce que je dĂ©sirais. Il revĂȘtait la panoplie du parfait petit ami sauf qu'il y avait un hic Ă©norme " il ne me connaissait pas et moi non plus ". Ca a Ă©tĂ© le plus gros coup de coeur de ma vie, et puis ca l'est toujours d'ailleurs. Ma mĂšre n'en pouvait plus de le voir sur tous mes murs. Ca a Ă©tĂ© plus compliquĂ© lorsque du sourire , je suis passĂ©e aux larmes. Il me manquait alors que je ne l'avais jamais connu et ma mĂšre m'a demandĂ© de tout ĂŽter de mes murs car ça lui faisait mal de me voir me dĂ©truire pour un individu sans aucun intĂ©rĂȘt. Puis, finalement j'ai rĂ©ussi Ă  me dire que ce n'Ă©tait qu'une cĂ©lĂ©britĂ© et moi pas, meme si cette petite voix dans ma tĂȘte et mon coeur me disait " Ne lĂąche pas tu l'aimes pour de vrai " , je sentais au fond que maman avait raison et qu'il valait mieux que je ne le vois qu'en tant que fan. Sauf que de semaine en semaine, je me sentais attirĂ©e Ă  lui comme un aimant et j'achetais des magasines de plus en plus souvent. Je prĂ©fĂšrais l'avoir partout au dessus de mon lit plutĂŽt que de m'acheter des bonbons avec l'argent de poche que maman et mamie nous donnaient. SacrĂ©e moi, j'ai toujours su ce que je voulais et ce que je ne voulais pas mais je ne suis pas des plus douĂ©es pour faire la part des choses ensuite et trier le pour et le contre. Ca a continuĂ©, et je suis devenue accro. On allait partir quelques semaines en camping non loin de la maison avec maman et mes freres et soeurs et je ne me doutais pas du tout de ce qui m'attendait lĂ  bas... j'Ă©tais loin, trĂšs loin d'imaginer que j'allais faire le plus gros transfert de ma vie...




Valentin...



Ah l'amour et la jeunesse. Je savais bien que maman avait raison et qu'il valait mieux tirer un trait sur cette idylle Ă  sens unique. Qu'est-ce que je m'imaginais ? Que Zac allait ĂȘtre intĂ©ressĂ© par moi ? Elle me disait que je ne le verrais jamais et je l'Ă©coutait parce que si ma mĂšre le disait alors c'Ă©tait forcĂ©ment vrai. Adolescent, on n'a pas le recul nĂ©cessaire pour se dire que les parents n'ont pas la science infuse. J'ai bifurquĂ©, j'ai commencĂ© Ă  m'intĂ©resser Ă  des choses de mon Ăąge et je suis devenue hyper fan des jumelles cĂ©lĂšbres Mary-Kate et Ashley Olsen, puis je me suis dis que c'Ă©tait vachement plus cool d'ĂȘtre une grande fan sans jamais tomber amoureuse. je m'evitais de grandes souffrances inutiles. J'ai eu ma pĂ©riode oĂč j'idolatrais absolument n'importe qui. Vint le jour oĂč maman et ma mamie qui habitait avec nous, nous ont annoncĂ© que l'on partait camper dans un grand bungalow tous ensemble Ă  cĂŽtĂ© de notre maison dans un camping gĂ©nial oĂč on avait l'habitude d'aller en tant que visiteurs sans y dormir. Ce qui Ă©tait gĂ©nial, c'est que c'Ă©tait en famille et qu'on en avait grandement besoin. Ma mĂšre Ă©tait une maman aimante, en difficultĂ© pour nous Ă©lever mes sƓurs, mon frĂšre et moi et elle bossait dur pour avoir le droit de nous offrir tout ce que l'on dĂ©sirait. ArrivĂ©s Ă  destination, on a dĂ©couvert notre nouveau chez-nous provisoire et c'Ă©tait terriblement excitant. Je savais que ces quelques jours allaient changer ma vie et je be pensais pas Ă  ce point. On s'est installĂ©s convenablement, on a mangĂ© un morceau puis nous avons eu le droit d'aller Ă  la piscine. On a invitĂ© notre sƓur de cƓur Soso, car elle Ă©tait en vacances chez son papa non loin de chez nous et elle faisait partie de la famille. In Ă©tait devenu Oce. Soso et moi, de vĂ©ritables insĂ©parables. On a enfilĂ©s nos maillots et on s'est baignĂ©s, on a jouĂ© Ă  des tas de jeux. So' incarnait Gaby dans HSM car elle Ă©tait un peu du mĂȘme style que l'actrice. C'est Ă  peu prĂšs lĂ  que mes vacances se sont transformĂ©es en pur cauchemar. Au loin. une bande de potes s'amusait Ă  plonger dans le grand bassin et Ă  faire des bombes Ă  tout va. Mon regard s'est littĂ©ralement jetĂ© sur ce garçon aux cheveux blonds foncĂ©s Ă  la coupe surfer. Il avait le teint lĂ©gĂšrement hĂąlĂ© et des yeux clairs Ă  te transpercer les entrailles. Je me souviens que la premiĂšre chose qui m'est venu Ă  l'esprit c'Ă©tait " Mon Dieu ce qu'il ressemble Ă  Zac ! " un parfait sosie. J'ai regardĂ© ce gamin s'Ă©clater avec ses deux amis et son petit frĂšre pendant quelques minutes, puis ce garçon beau et tĂ©nĂ©breux s'est avancĂ© vers nous et nous a lancĂ© un sourire Ă  toutes les trois. Il nous a dit qu'il s'appelait Valentin et qu'il Ă©tait d'origine Italienne et amĂ©ricaine. Il avait deux amis. Polo et Nelson, et un petit frĂšre dont je ne me souviens plus du nom. Moi, j'Ă©tais raide dingue, parce qu'il ressemblait tellement Ă  Zac avec son sourire aux dents Ă©cartĂ©es devant, et Ă  ses mimiques sexy et ravageuses. Je me rappelle qu'il portait un maillot de bain orange et qu'il Ă©tait un peu musclĂ©. On a fait connaissance, puis Valentin a proposĂ© d'aller manger une glace ou une frite, alors on y est tous allĂ©s. Je me suis mise Ă  cĂŽtĂ© de lui mais j'ai trĂšs vite compris qu'il ne me regardait pas vraiment, ou pas comme je l'aurais espĂ©rĂ©. Il avait l'air d'apprĂ©cier mon amie Soso physiquement, et il n'arrĂȘtait pas de lui faire des compliments. Je me sentais tellement seule et triste. J'ai tentĂ© de lui parler lorsque je me suis retrouvĂ© un peu seule avec lui et je lui ai dit qu'il ressemblait trop Ă  l'acteur Zac Efron dans la sĂ©rie Summerland et HSM et il a Ă©clatĂ© de rire en lançant " oh nan il est trop moche, moi je suis mieux haha ". Je n'ai pas apprĂ©ciĂ© cette remarque mais j'ai souris en disant timidement " Moi j'aime bien ". On a discutĂ©, je me souviens que Valentin avait un frĂšre pot de colle et qu'il en avait marre, alors il demandait Ă  ses parents de le laisser au bungalow pour Ă©viter de l'avoir dans les pattes. On a mangĂ© et on est repartis se baigner tous ensemble. Valentin se rapprochait de plus en plus de mon amie et je n'arrivais pas Ă  lui dire que ça me faisait de la peine, d'autant plus que j'avais vraiment envie qu'il s'intĂ©resse Ă  moi, en vain. On est rentrĂ©s aprĂšs notre journĂ©e piscine et puis j'ai eu du mal Ă  dormir. Je savais que ce garçon qui me rappelait tant Zac Ă©tait sur le point de sortir avec ma sƓur de cƓur et je ne pouvais rien changer Ă  ça. J'ai mal dormi et le lendemain a Ă©tĂ© catastrophique. Il a demandĂ© Ă  So' d'ĂȘtre sa petite amie et elle a dit oui. Elle n'Ă©tait pas au courant de ce que je ressentais du tout alors quand j'ai vu qu'ils se tenaient la main, se baignaient ensemble, mon coeur a vrillĂ© et je suis rentrĂ©e au bungalow pour pleurer toutes les larmes de mon corps. Maman m'a demandĂ© ce qu'il se passait et je lui ai expliquĂ©. Elle m'a dit que ce n'est pas Zac, que c'est Valentin et qu'il faut que j'accepte de n'avoir ni l'un ni l'autre. J'ai eu le cƓur brisĂ© pour la premiĂšre fois de toute ma vie. J'avais une douleur interne que je n'avais jamais ressenti. Je me suis mise Ă  pleurer dans les bras de maman et je me disais que je devais en parler Ă  Soso, pour Ă©viter de lui cacher que ça me faisait de la peine. J'avais transfĂ©rĂ© ce que je ressentais pour Zac sur son sosie. Quelle plaie ! On a mangĂ© barbecue tous ensemble et on a mĂȘme invitĂ© Val pour que Soso et lui puissent faire ample connaissance. Peu aprĂšs, ils se sont baladĂ©s et maman m'a consolĂ©e de nouveau de maniere un peu trop brute. " Grandi Marine Ă  la fin. Il ne veut pas de toi alors tu passes Ă  autre chose. Tu veux toujours ce que t'as pas c'est dingue. Tu te gĂąches la vie. Ce garçon n'est pas fait pour toi et il fait trĂšs gamin. De plus, je trouve qu'il a une tĂȘte de demeurĂ© comme ton Zac". J'ai eu doublement le cƓur brisĂ© et maman m'a interdit de me mettre entre eux. J'avais tellement de rage. J'ai donc dĂ©cidĂ© d'en parler Ă  Soso en lui expliquant que j'avais un vrai coup de cƓur pour lui et que ça me faisait mal de la voir en couple avec lui et Ă©videmment, elle n'a rien voulu entendre car elle Ă©tait jeune, et avait simplement envie d'avoir un petit ami. J'ai respectĂ© leur aventure quelques heures, jusqu'au lendemain ou jai craquĂ©. Nous Ă©tions dans un chemin boisĂ© en route vers la piscine et j'ai dit Ă  So' " Si tu continues de sortir avec Valentin, je ne veux plus jamais te parler. " On a commencĂ© Ă  hausser le ton et OcĂ©, ma sƓur s'est interposĂ© alors qu'on se hurlait dessus et on a commencĂ© Ă  se battre. On se tirait les cheveux et on s'insultait, tout ça pour un seul mec. Je n'arrivais plus Ă  controler mes Ă©otions. Elle m'a fait comprendre qu'elle le choisissait lui et pas moi. Je suis alors restĂ©e dans mon coin et je ne voulais plus entendre parler de personne.




suite...

Je me sentais tellement mal. Il se fichait de moi, je le sentais. Il jouait avec mes nerfs comme pour me rendre jalouse alors que je voyais bien qu'il ne s'intĂ©ressait pas Ă  moi. J'ai eu droit Ă  une danse avec lui Ă  la soirĂ©e mousse. Soso a finalement quittĂ© Valentin car elle trouvait qu'il Ă©tait trop " crĂąneur " et elle n'avait pas tort du tout. Puis le pire est arrivĂ©. Valentin m'a dit qu'il accepteait d'ĂȘtre mon petit ami si en contrepartie je faisais quelque chose pour lui J'ai Ă©tĂ© trop loin intimement avec ce garçon. qui ne mĂ©ritait pas mon attention. Je regrette mon geste et me suis rendue compte que finalement, oui il ressemblait comme deux gouttes d'eau Ă  Zac mais qu'il n'avait rien de lui moralement, qui Ă©tait rĂ©putĂ© pour avoir un grand cƓur. Valentin m'a embrassĂ© furtivement, et il m'a donnĂ© son numĂ©ro de tĂ©lĂ©phone. Nous avons quittĂ©s le camping et nos messages se sont espacĂ©s pour ne plus du tout se parler. Je ne sais pas ce qu'il est devenu et honnĂȘtement, je n'en n'ai que faire. Il a Ă©tĂ© ma plus grosse dĂ©ception. C'est alors que j'ai eu une rĂ©vĂ©lation, pour ne pas souffrir d'avantage et pour oublier Zac, je n'avais qu'Ă  devenir lesbienne. J'ai dĂ©cidĂ© de m'intĂ©resser aux filles. peut ĂȘtre qu'elles au moins, me montreraient plus d'intĂ©rĂȘt et de respect. Sauf que je me sentais mal, et j'avais peur de dire ça Ă  ma mĂšre et ma grand-mĂšre. Je gardais Zac dans mon coeur en essayant de rester uniquement " fan " et en rayant tous les hommes de mon existence sauf qu'un jour, en achetant un nouveau magazine people, je suis tomber sur l'article qui m'a fait littĂ©ralement vriller. Zac avait trouvĂ© l'amour de sa vie "Vanessa " et moi , j'Ă©tais dĂ©vastĂ©e. J'ai essayĂ© de me dire que ce n'Ă©tait pas grave du tout, et qu'il Ă©tait heureux mais j'avais Ă©normĂ©ment de peine. Je n'ai pas pu en parler ni Ă  mes sƓurs, ni Ă  mes parents car j'avais honte d'ĂȘtre inconsolable pour des photos d'eux main dans la main. Il sortait avec sa partenaire Ă  l'Ă©cran dans HSM depuis peu et il semblait aimer cette nouvelle idylle. Il Ă©tait pris en photo par les paparazzis et moi, je collectionnais les mags et les larmes en silence mais je n'abandonnais pourtant pas Zac. Je le gardais dans un coin de mon esprit tout en me disant que je n'avais plus aucune chance mĂȘme si au fond je savais que je n'en avais pas avec ou sans elle. Les annĂ©es ont passĂ© et Zac restait avec elle, je ne voulais plus y prĂȘter attention. Je cherchais comment avouer Ă  maman que j'Ă©tais devenu lesbienne et j'avais peur qu'elle me rejette. Il Ă©tait hors de question que je sorte avec un autre mec que lui, si ce n'Ă©tait pas Zac, alors aucun garçon ne prendrait sa place.

Trip Ă  Saint-Tropez 2023



Je me souviens encore lorsque j'ai vu que Zac Ă©tait en France. Je me suis dit " Pardon? pour de vrai? " Il y avait des photos de lui faisant du Jet Ski et mon amie Lea m'a dit qu'il fallait absolument que je ne laisse pas passer cette chance incroyable car il Ă©tait Ă  Saint-Tropez, Ă  seulement 3h30 de moi. J'ai hĂ©sitĂ©, car je ne suis pas des plus douĂ©es pour voyager et finalement mes amies m'ont convaincues de rĂ©server et m'ont mĂȘme aidĂ© car je n'avais pas les moyens de m'en aller comme ça aussi rapidement. Je me suis laissĂ©e portĂ©e par mes sentiments et mes dĂ©sirs et j'ai fais du covoiturage pour le rejoindre. Entre temps, mes deux amies Lolo et M-F m'aidaient en regardant si il n'y avait pas des informations sur les rĂ©seaux sociaux. Je suis arrivĂ©e lĂ -bas et Ă©videmment je ne l'ai pas trouvĂ© tout de suite car mĂȘme si St-Trop est petit, il y a de nombreux endroits et beaucoup beaucoup de touristes. J'ai dĂ©posĂ© mes sacs de voyage 1 l'hĂŽtel et je suis allĂ©e faire un tour sur le port. espĂ©rant trouver au moins son yacht. Je suis quelqu'un d'extrĂȘmement timide et pourtant j'ai osĂ©, portĂ©e par l'amour. Je me suis prise un granitĂ© Ă  la passion et j'ai demandĂ© Ă  un homme sur un yacht si il parlait français et il m'a dit que non. Il m'a lancĂ© " Vous recherchez un job? " Je lui ai dit que non et lui ai demandĂ© si un certain Zac Efron Ă©tait sur le bateau. Il m'a sourit et m'a dit que non mais que pour ce genre de renseignement il fallait que j'ai le nom du bateau et je ne l'avais pas. Mes amies Continuaient leurs recherches en parallĂšle au tĂ©lĂ©phone et on a fini par trouver le nom. Je suis donc allĂ©e voir le capitaine qui longeait le port et il m'a demandĂ© ce que je voulais dire Ă  Zac et je lui ai expliquĂ© que je voulais le voir depuis des annĂ©es et que j'aurais aimĂ© un petit peu d'aide. Il a Ă©tĂ© si gentil, si comprĂ©hensif et ma demande le nom de so. bateau. Le M** et il m'a dit qu'il n'Ă©tait malheureusement pas prĂ©vu au port dans la journĂ©e mais que si jamais c'Ă©tait le cas, il me prĂ©viendrait car pour le moment il etait en mer. J'avais le cƓur lourd mais j'Ă©tais aussi tellement heureuse d'avoir eu cette aide. J'ai visitĂ© les boutiques, les cafĂ©s, les ruelles toutes plus luxueuses les unes que les autres et j'ai fini par refaire un petit tour sur le port quand tout a coup, je vois le capitaine courir vers moi tout sourire. " Mademoiselle j'ai contactĂ© le M** et il semblerait qu'ils viennent au port Ă  la capitainerie mais je ne sais pas si c'est le yacht ou le tender. Je vous souhaite de voir Zac " . J'ai faillis le prendre dans mes bras tellement j'Ă©tais contente. j'Ă©tais extĂ©nuĂ©e. j'avais chaud et faim, et surtout soif mais je me suis assise sur un banc et j'ai regardĂ© pensant trois heures tous les bateaux arriver les uns aprĂšs les autres. HĂ©las, pas de M*** alors j'allais partir et je vois un petit bateau avec trois hommes portant le nom que je recherchais. J'ai appelĂ© mes amies en disant que je n'osais pas y aller car je ne les connais pas. J'ai immĂ©diatement reconnu les amis de Zac mais je ne le voyais pas. J'ai donc pris mon courage a deux mains et j'ai osĂ© demander en anglais " Excusez-moi. Je ne veux pas vous dĂ©ranger mais je suis trĂšs attachĂ©e Ă  Zac, je veux le voir depuis que j'ai 14 ans et comme j'habite par ici j'aimerais savoir si il Ă©tait possible de discuter un peu avec lui... " Il s'est approchĂ© de moi et m'a dit gentiment " Alors, Zac n'est plus avec nous depuis hier, en revanche il est vers Cannes sur un autre bateau. Le F*** . Je ne sais pas si il sera de retour Ă  Saint-Tropez ou non je suis sincĂšrement dĂ©solĂ© " . Je les ai remerciĂ© et je suis partie. Bon. j'ai pleurĂ© de nerfs et heureusement que mes amies ont Ă©tĂ© lĂ  pour me consoler car j'Ă©tais dans tous mes Ă©tats. Le stress, la fatigue, la dĂ©ception. Je me suis ressaisie, et finalement, je suis retournĂ©e Ă  l'hĂŽtel oĂč je devais rester encore 1 nuit mais je n'en n'avais plus le courage ni l'envie, alors j'ai fait mes valises et je suis retournĂ©e chez moi en covoiturage de nouveau. ArrivĂ©e Ă  la maison je me suis effondrĂ©e car j'Ă©tais mal mais soulagĂ©e d'ĂȘtre rentrĂ©e et j'ai reçu un message me disant que Zac venait de revenir sur St Tropez au Club55 et mon coeur s'est emballĂ©. Je l'avais loupĂ© de si peu? Hors de question! J'ai passĂ© une sale nuit et j'ai rĂ©servĂ© Ă  nouveau, pour repartir. Si ce n'Ă©tait pas cette semaine, ce serait jamais. Je n'ai rĂ©alisĂ© qu'une fois dans la voiture, que j'Ă©tais en train de repartir lĂ -bas rien que pour ses beaux yeux. Maintenant je savais oĂč dinait Zac et avec qui il Ă©tait, un nouveau mec. Ils ne m'avaient donc pas menti. Il avait bien changĂ© de bateau. Merci Ă  eux pour leur prĂ©cieuse aide. Je me suis installĂ©e sur la plage prĂšs du pont oĂč arrivaient les tender des personnes membres du club et j'ai attendu. Il Ă©tait environ 8h du matin car j'Ă©tais partie trĂšs tĂŽt pour y passer toute la journĂ©e... ( suite prochainement ... )

Partie 2

J'ai donc dĂ©cidĂ© de rester et de profiter de la plage en me disant que de toute maniĂšre, cette fois-ci je pouvais rester trois jours alors, autant rester ici et attendre. L'ennui, c'est que je n'avais pas du tout de parasol et donc la plage, c'est bien beau mais au soleil sans un seul coin d'ombre c'est compliquĂ©. Moi, qui suis de nature pĂąle mais qui bronzait trĂšs facilement enfant, j'ai compris que c'Ă©tait plus du tout le cas Ă  prĂ©sent. J'ai bronzĂ©, certes mais j'ai Ă©galement pris de sacrĂ©s coups de soleil et pourtant, j'ai appliquĂ© de la crĂšme protectrice Ă  indice 50. Ah, la vieillesse ^^. J'ai adorĂ© regardĂ© les vagues et sentir le sable chaud sous mes pieds. Je guettais le pont et j'ai quittĂ© la plage pour rejoindre mon hĂŽtel a Lacroix Valmer. C'Ă©tait un petit hotel tout mignon, entourĂ© de fleurs et de plantes. J'ai beaucoup aimĂ© cet endroit. J'ai passĂ© la nuit a pleurer a cause de mes coups de soleil et meme si j'ai pris une bonne douche, la chaleur Ă©tait beaucoup trop prĂ©sente. J'ai fait une nuit totalement blanche, car la douleur me tiraillait partout et je me disais sans cesse " tu le verras pas... " alors que ma meilleure amie depuis presque 20 ans me disait que tout Ă©tait possible et on avait trouvĂ© une astuce pour regarder ou etait son bateau en temps rĂ©el. Pratique, car j'etais sur place et au cas ou il suffisait de prendre le taxis pour m'y emmener. En attendant, je me suis mise a faire un peu de yoga, pour Ă©tirer mes membres mais a chaque mouvements, ma peau brĂ»lait. Pourtant, le lendemain, je suis repartie sur la plage de Ramatuelle, espĂ©rant le voir. On avait vu que le Yacht Ă©tait toujours en mer sur St-Tropez et on savait qu'il reviendrait manger au Club tĂŽt ou tard. Je me suis rĂ©installĂ©e mais je n'ai pas vu dans la matinĂ©e. Vers midi, des tenders dĂ©barquaient Ă  la chaine et je regardais toujours le pont tout en restant discrĂšte et puis, j'avais tout de mĂȘme dĂ©cidĂ© que si il arrivait, je ne l'aborderais pas si il y avait du monde car je suis la nana la plus respectueuse du monde. Un peu trop parfois, ca me joue des tours hĂ©las. Je ne voulais pas qu'il soit reconnu a cause de moi si il voulait ne pas l'ĂȘtre. Puis, le moment est arrivĂ©. Il Ă©tait en fait, dĂ©jĂ  dans le club et j'ai vu des hommes et des femmes marcher sur le pont. Personne n'a criĂ© son nom, personne ne s'est approchĂ©. Je suis restĂ©e allongĂ©e pres du pont et j'ai regardĂ© cet homme avec un immense sourire, en sentant mon coeur battre a deux milles Ă  l'heure. Je n'ai pas prononcĂ© son nom, je ne voulais pas le dĂ©ranger puisqu'il allait monter dans le tender pour rejoindre le F*. J'ai juste eu un beau sourire et j'ai vu qu'il portait un marcel large vert kaki, des lunettes de soleil pendaient sur le col et il avait mit sa casquette en arriĂšre. Son regard a Ă©tĂ© tellement percant que je n'ai rien fait, rien dit... et son sourire est le plus beau. En vrai, il est dix millions de fois mieux qu'en photos ou en vidĂ©os. J'ai respectĂ© le fait qu'il ne soit pas reconnu, personne n'avait remarquĂ© sa prĂ©sence donc il Ă©tait hors de question que je fasse tout capoter. J'ai souhaitĂ© qu'il protĂšge son anonymat. Il est montĂ© avec quelques filles de type africain aux vĂȘtements hyper colorĂ©s et trois hommes dont un a qui j'avais parlĂ© peu avant sur la plage a cause d'un autre homme qui me proposait des massages devant tout le monde. Il avait Ă©tĂ© sympa mais je ne pensais pas qu'il connaissait Zac du tout, sinon je lui en aurais parlĂ©. Je les ai donc regardĂ© monter sans rien faire en essayant de rĂ©aliser ce qu'il venait de se produire. L'homme de ma vie s'Ă©tait tenu a 1 mĂštre de moi. J'ai vu le garçon pour lequel mon coeur bat en chair et en os. Je crois que je n'ai rĂ©alisĂ© ça que quelques jours aprĂšs, pour moi c'Ă©tait beaucoup trop incroyable et j'avais peur de me rĂ©veiller. Lorsque je suis rentrĂ©e Ă  l'hĂŽtel, j'ai vu qu'il Ă©tait bel et bien en photo sur son yacht avec les nanas et les mecs que j'avais vu. J'Ă©tais Ă  la fois soulagĂ©e de me dire que c'Ă©tait bien lui et puis Ă  la fois déçue car j'avais envie de lui parler et que j'aurais peut-ĂȘtre du au moins dire son nom mais je me rĂ©serve cela pour la prochaine fois, dans un moment propice. Ce souvenir est le plus beau et resta a jamais gravĂ© dans ma mĂ©moire. C'est irremplaçable et je me rends compte de la chance que j'ai eu. Je l'aime bien plus qu'hier et bien moins que demain et je ferais tout pour le revoir. Cet homme si doux et si beau n'est pas cĂ©libataire pour rien. Je l'aime plus que n'importe qui et il le saura.

Un Samedi monotone

Pourquoi est-ce que les gens aiment appuyer lĂ  ou ça fait mal? LĂ  ou ça blesse profondĂ©ment? Les moments les plus difficiles de mon existence se rĂ©sument souvent Ă  ce que quelqu'un dit ou fait. Parfois je me sens un peu persĂ©cutĂ©e de toute part et puis finalement, je me dis que non. Mes choix me sont propres et si j'ai une vie qui parfois me fait un peu peur, je l'aime comme telle, avec mes dĂ©tracteurs ou pas ca ne changera rien. La vie est belle car j'aime et aimer Ă  toujours Ă©tĂ© le moteur de ma vie. Je sais que bien des personnes ne comprennent pas ce que je ressens et ce que je vis mais la plupart des personnes que j'affectionne m'encouragent parce que la normalitĂ© n'existe pas et qu'il suffit de regarder autour de soi pour comprendre que la folie n'a aucune limite pour certains et qu'il y a donc largement pire que moi et que la jalousie est le seul motif pour quelqu'un d'attaquer quelqu'un d'autre. Je n'attaque jamais personne moi, j'aime la tranquilitĂ© et lorsque quelque chose ne me plait guĂšre, je passe mon chemin mais ça semble ĂȘtre difficile pour quelques uns. Lorsque je me sens en panique et que je vois le pire, je me dis qu'il faut atteindre le mieux. Certains amis prĂ©tendent l'ĂȘtre mais ne le sont pas rĂ©ellement. Ils sont lĂ  pour attraper la moindre info sur moi et ensuite en faire une force pour me mettre plus bas que terre publiquement. Comment faire le tri? Aujourd'hui j'ai pris une application mobile pour rĂ©ussir Ă  surmonter ça. Une solution Ă  ce problĂšme que j'ai de toujours me demander ce que l'on pense de moi alors que la seule personne que je dois satisfaire est mon moi. Zac n'est qu'une partie du puzzle de ma vie, je ne dois pas en faire la piĂšce maitresse et me dire que je dois vivre Ă  cĂŽtĂ© mĂȘme si ces sentiments tellement profonds prenent le dessus. Il vit sa vie de cĂ©libataire pour le moment et je dois vivre la mienne et quand le bon timing arrivera, on verra ce qu'il se passera entre lui et moi. On a des tas et des tas de points en commun , sauf la cĂ©lĂ©britĂ© et ça je dois m'y faire. J'ai tout en main pour devenir cĂ©lĂšbre mais je ne veux pas. J'ai toujours eu peur de la cĂ©lĂ©britĂ©, et ce depuis gamine. On m'a tellement poussĂ© dans la chanson, le doublage, a ĂȘtre influenceuse etc... mais je n'ai jamais rĂ©ussi a me dire que je pourrais ĂȘtre quelqu'un. J'aime ĂȘtre sur les rĂ©seaux en petit comitĂ©, ça me suffit amplement et si j'ai peur d'aller vers lui, c'est qu'Ă©videmment, je le sens au dessus de moi car lui, maitrise parfaitement sa notoriĂ©tĂ©, enfin... pas vraiment. Il semble aussi perdu mais d'une autre maniĂšre. Je devrais arrĂȘter de me prendre la tĂȘte. J'ai le droit de ne pas me servir de mes talents pour avancer dans la vie. J'ai toujours fait tout dans mon coin au grand damne de mes parents qui se demandent pourquoi j'ai eu autant de " dons " entre les doigts pour ne rien n'en faire. Je suis dans ma bulle depuis toujours, et au fond ça me plait. Si j'Ă©tais avec quelqu'un comme lui, j'en souffrirais forcĂ©ment mais je cacherais ça car ca me ferait tellement mal les retombĂ©es Ă©tant donnĂ© que mĂȘme en tant que personne insignifiante, je suis la cible de menaces en tout genre. Il a du courage d'assumer sa vie de mec famous et de garder les pieds sur terre. Je l'admire pour tout ce qu'il est car je sais

que moi, je ne saurais pas faire la part des choses et tout m'atteindrait en puissance mille. J'aurais aimĂ© ĂȘtre la personne qui s'assume, et assume ses talents. J'arrive dĂ©sormais Ă  le dire car avant, je me disais que je n'en avais aucun et puis merde, je suis talentueuse et j'ai de l'or dans les doigts et la voix et je le sais trĂšs bien. Ca, je l'ai assimilĂ© et j'ai bien des dĂ©fauts mais j'apprends Ă  assumer mes qualitĂ©s. Je veux ĂȘtre une personne autonome, forte et indĂ©pendante. Battante? Je le suis dĂ©jĂ  bien assez. J'ai conscience que ce que j'ai subi et ce que je continue de subir, peu de gens seraient capables de le vivre. Le dĂ©cĂšs brutal de maman qui m'a anĂ©anti Ă  tout jamais ainsi que toutes les embĂ»ches quotidiennes depuis tellement d'annĂ©es m'ont rendues plus vulnĂ©rable mais Ă©galement plus forteĂ  la fois. Je suis moi, je dois juste le rester. J'ai une personnalitĂ© attachante et dĂ©bordante de gentillesse. A moi de faire un travail de Titan et d'exploiter tout le potentiel cachĂ© que j'ai en moi. Avoir trente quatre ans me permet de me dire que " c'est maintenant ou jamais " et c'est maintenant.

Zac

Tome 1

Alexandra est quarantenaire, et professeur en littĂ©rature. MariĂ©e avec l'un des plus riche et populaire homme d'affaire de Los Angeles, elle se voit emprisonnĂ©e dans cette vie de luxe mais se trouve en manque d'amour et d'affection. La jeune femme tente de sauver son couple Ă  la dĂ©rive depuis longtemps, en vain. Danniek est un Ă©poux orgueilleux et violent malgrĂ© son absence et trompe Alexandra sans retenue. Un jour, alors qu'une Ă©niĂšme dispute Ă©clate entre eux sur leur Yacht, elle dĂ©cide de s'Ă©loigner sur le port pour ne plus subir ces humiliations. C'est lĂ  qu'elle fait la connaissance de Zac, ce jeune garçon au minois si parfait. Il semble vouloir la consoler de tous ses malheurs et l'empĂȘcher de se rendre ivre. Zac paraĂźt ĂȘtre un adolescent charmant mais aussi trĂšs envahissant. Alex ne se doute pas une seconde que ce gamin va bouleverser sa vie entiĂšre et que rien ne sera plus jamais comme avant. Dans le meilleur, comme dans le pire.




Les cheveux au vent, la quarantenaire regarde vers l'horizon pour essayer de ne pas verser de larmes. Les mains sur le visage, elle espĂšre. Est-ce qu'un jour, son mari fera attention Ă  elle? Ça n'arrivera, hĂ©las, probablement jamais. Elle sait que c'est peine perdue, car elle ne compte plus le nombre de fois oĂč il a promis qu'il ferait des efforts, qu'il travaillerait moins. Elle a conscience qu'il voit d'autres femmes, lors de ses pseudos voyages d'affaires. Au fond, elle l'a toujours su et pourtant, elle a envie de se convaincre du contraire, parce que ça fait mal. Difficile pour elle de se rendre compte qu'elle a plaquĂ© son boulot, en Allemagne, pour rester aux cĂŽtĂ©s de Dan, ici Ă  Los Angeles, et tout cela pour rien. Alexandra ne voit plus sa famille depuis qu'elle a emmĂ©nagĂ© avec lui et le regrette amĂšrement, et pourtant, elle l'aime et ne peut rien changer Ă  ses sentiments ou plutĂŽt Ă  cette habitude. Pris de remords, l'homme qui lui brise le coeur, sans cesse, entoure la jeune femme de ses bras virils. Elle se laisse faire, mais son coeur devient lourd, ses jambes ne la portent presque plus. Il vient Ă  peine de rentrer et ose engager une Ă©treinte en sentant le parfum d'une autre, trop c'est trop. Elle se dĂ©bat pour lui Ă©chapper.


- Tu Ă©tais oĂč encore?


- Alex, j'Ă©tais au travail. Tu sais bien qu'en tant que chef de deux entreprises, j'ai du boulot.


- Mais tu mens, Dan. Tu mens comme tu respires ! Ce sont ça tes vacances? Magnifique! C'est comme ça que tu crois que j'imagine nos escapades, franchement? Toi qui te barres, je ne sais oĂč avec je ne sais qui, et moi, comme une pauvre demeurĂ©e, toute seule sur notre Yacht?


- Mais, tu sais que je ne peux pas renoncer à mes clients, chérie. Tu le sais bien. Tu as ma carte de crédit pour faire les boutiques , tu as tout à proximité pour te divertir. Tu veux quoi de plus? Je ne comprends pas.


Prise de dégoût derriÚre ce flot de paroles abjectes, elle s'éloigne. Ses yeux immensément bleus sont bordés de larmes. Une main glisse dans sa queue de cheval, pourtant bien soignée, et elle la défait, de rage.


- Parce que tu penses que comme ça, tu peux m'acheter? Oui, tu m'offres tout ce dont je rĂȘve matĂ©riellement, mais tu as tendance Ă  oublier que je n'ai pas Ă©pousĂ© ta carte bleue, putain! Dan, j'ai tout quittĂ© pour venir ici, avec toi, et je ne te vois jamais. Reprends le ton fric et tes sacs Ă  trois milles balles, si ça te chante. Mais moi, je n'en peux plus! Tu me montres Ă  tes clients et Ă  tes potes comme un trophĂ©e, mais Ă  cĂŽtĂ© de ça, je sais que tu ne m'aimes pas. Tu n'as aucune attention, ni tendresse Ă  mon Ă©gard. Reste oĂč tu es, ne me provoque pas.


Le blondinet défait deux boutons de sa chemise blanche et rabat, de sa main libre, sa mÚche de cheveux qui lui tombe devant le visage. Il la regarde de haut en bas.


- Tu devrais arrĂȘter de te prendre la tĂȘte pour des futilitĂ©s. On peut tout Ă  fait profiter l'un de l'autre, comme on le dĂ©sire tous les deux. On a toujours su comment faire, toi et moi.


Il s'approche, lui fait face en continuant de déboutonner sa chemise, mais elle recule en refermant fermement sa robe blanche en mousseline cache-coeur et rit nerveusement.


- Ha ha ! Décidément, tu ne comprends vraiment rien ! Je ne te parle pas de sexe, Dan. Je te parle d'amour. Ne me touche pas, tu me dégoûtes ! Tu sens encore ce parfum féminin à la rose sauvage et ce n'est certainement pas le mien.


- Mais enfin, ce ne sont que des aventures, chérie. Tu sais bien que tu es l'unique femme de ma vie.


- Des aventures? Tu oses me dire en face que tu couches avec d'autres femmes, en plus? DĂ©gage Dan, fous le camp!


Hors d'elle et voyant qu'il reste planté sur le parquet du ponton, elle tourne les talons et les claquent bien fortement sur le bois, pour descendre de ce bateau de malheur .


- Pas de souci, c'est moi qui m'en vais.


- Alexandra, attends!



Chapitre 1 : Querelles


Elle ne l'Ă©coute plus. C’en est beaucoup trop. Son ancienne vie lui manque, mais le Dan des dĂ©buts de leurs Ă©mois, Ă©galement. Prise d'envie de se saouler pour oublier, elle attrape violemment la bouteille de vin blanc disposĂ©e sur la table en marbre de leur Yacht dernier cri. Elle n'a plus la force de pleurer et marche simplement, les cheveux virevoltants dans tous les sens qui, tantĂŽt lui cachent le visage, tantĂŽt le lui dĂ©gagent entiĂšrement. ArrivĂ©e au bout du pont, elle s’assied en regardant les rochers de la cĂŽte et l'Ă©cume des vagues dĂ©chaĂźnĂ©es qui les Ă©claboussent. Alex attrape la bouteille de ses deux mains, avec fermetĂ©, et n'hĂ©site plus Ă  boire de longues gorgĂ©es au goulot.


- Excusez-moi de m'imposer, mais je vous ai vue marcher trĂšs rapidement sur le pont. Est-ce que tout va bien?


Alex lĂšve les yeux, aprĂšs avoir Ă©tĂ© retirĂ©e de ses pensĂ©es les plus noires par cette voix douce, rauque, mais totalement inconnue. Elle ne voit pas de qui il s'agit, mais elle s'en moque royalement. Elle ne voit que ses jambes Ă  sa hauteur. Le jeune homme paraĂźt ĂȘtre vĂȘtu d'une salopette et la jeune femme remarque qu'il porte des chaussures Ă©normes et sales. AgacĂ©e d'ĂȘtre prise en flagrant dĂ©lit, elle rĂ©pond briĂšvement.


- Tout va bien, oui.


- Vous auriez peut-ĂȘtre envie d'en discuter un peu ?


- Absolument pas. Non mais, ne vous gĂȘnez pas, surtout.


Le jeune homme s'assied prĂšs d'elle, en gardant un peu de retenue, car elle ne semble pas commode.


- Ce n'est pas ce qu'il y a de plus drĂŽle, de boire toute seule, hein?


- Oh écoutez, qu'est-ce que vous voulez? Je ne vous ai pas demandé de me tenir compagnie non plus.


- C'est vrai, mais je ne laisse jamais une belle jeune femme se saouler la gueule en bord de mer. C'est la rÚgle numéro un que je m'impose, parmi tant d'autres.


Alex esquisse un léger sourire, sans oser pour autant le regarder, car elle ne sait pas vraiment à quoi il ressemble, mais elle s'en fiche. Elle le trouve aussi envahissant, qu'intrigant.


- Navrée, il y a deux mots en trop.


- Comment ça " deux mots en trop " ?


- Dans votre phrase. " Jeune " et " belle " .


Il rit. Elle croise enfin ses yeux azurs et son regard profond, mais ne parvient pas à tenir plus de deux secondes. Troublée, elle regarde de nouveau l'horizon.


- RÚgle numéro deux, ne jamais mentir, et je ne mens jamais.


- Si vous saviez le nombre de fois oĂč j'ai entendu cette phrase mensongĂšre.


- Si je ne m'abuse, il me semble que vous ayez une dent contre la gent masculine, non?


IncommodĂ©e par cette insistance, Alex se recule un peu. Elle s’assied plus loin et il rit de nouveau, avant de demander poliment, mais avec une lĂ©gĂšre provocation dans le ton de sa voix:


- Je peux taper dedans ou c'est seulement en solitaire?


Le jeune homme désigne la bouteille avec son index et elle roule les yeux au ciel. Il n'a pas l'air d'avoir envie de partir.


- Allez-y, faites! De toute maniÚre, vous avez décidé de ne pas me lùcher la grappe.


Il lui prend la bouteille et boit. Alexandra le regarde de haut en bas. Il semble travailler en tant que marin pĂȘcheur, mais elle n'en a aucune certitude.


- Bon, pour ĂȘtre plus sĂ©rieux avec vous, je n'aime pas vous voir pleurer.


- Je ne pleure plus. J’avais juste besoin d'air, besoin d'Ă©vacuer un peu.


- C'est bien, c'est ce qu'il faut faire, mais je continue de croire qu'il vaut mieux Ă©viter de finir a l'envers, aussi proche du bord. C'est dangereux et si vous tombez, je vais ĂȘtre forcĂ© de plonger pour vous sauver.


- C'est bon à savoir, mais vous avez volé cette réplique à Leonardo DiCaprio dans le film " Titanic " .


- Oh, une connaisseuse de films romantiques, j'adore. Ce n'est pas faux, ha ha! Non, sans déconner, je plongerai.


Alex capte le regard du jeune inconnu et elle peut constater qu'il est trÚs beau, mais aussi bien jeune, trop jeune. Son téléphone se met à vibrer. Alors elle décroche, un peu nerveuse, car elle reconnaßt le numéro de son mari.


- Qu'est-ce que tu veux encore?


- Alex. Chérie, rentre s'il te plaßt. Je vais me rattraper. Tu me manques et je ne veux pas te savoir seule. Il commence à faire noir et je m'inquiÚte pour toi.


Dans un soupir profond, elle secoue la tĂȘte. Elle se sent totalement incomprise par son Ă©poux et ça ne date pas d'hier. Elle dĂ©cide pourtant de lui obĂ©ir et prend appui sur ses mains pour se relever.


- C'est bon, Dan, j'arrive.


Alex fait glisser son doigt sur l'écran de son smartphone pour raccrocher et pose délicatement une main sur l'épaule du jeune garçon, assit.


- Vous devez partir, je comprends. Je suis ravi que vous ne soyez plus seule ce soir.


- Merci beaucoup. Vous pouvez garder la bouteille, euh...


- Zac, je m'appelle Zac. Zac Davis.


- Monsieur Davis, enchantée de vous avoir connu et merci pour ce court moment de réconfort. Bonne nuit.


- Et vous n'avez pas de prénom?


- Je m'appelle Alexandra.


Elle lui sourit et l'abandonne pour rebrousser chemin, dans l'espoir de se réconcilier avec Dan, ou plutÎt de retrouver un semblant de sérénité dans son couple. Zac reste assis, pensif, le regard lui aussi perdu vers l'horizon et la mer parfois agitée, parfois plus calme.



1

Chapitre 2 : Escapade nocturne


De retour sur le Yacht, la pluie commence à tomber. Elle fait coulisser la baie vitrée pour pénétrer à l'intérieur du bateau et ne dit aucun mot, elle le laisse parler, car c'est bien à lui de s'excuser, elle le sait.


- Alex, comment je peux me faire pardonner ?


- En arrĂȘtant tout simplement de me mentir !


- Ok chérie, il faut m'excuser. Je ne suis qu'un homme et j'ai mes faiblesses.


- Et que dirais-tu si j'avais les miennes, hein ?


- Quoi? Comment ça je... Je ne comprends pas.


- Tu dirais que je suis une traßnée, c'est clair !


Dan rit nerveusement en se servant du Whisky dans son verre de cristal, et elle secoue la tĂȘte dĂ©sespĂ©rĂ©e.


- Aucun rapport, tu es une femme Alex. Tu n'as pas besoin de ça.


- Ha ha ha ! Je n'ai pas de besoin parce que je suis une femme ? Est-ce que tu es sérieux lorsque tu oses prononcer ces ignominies Daniek ?


- Je ne dis pas ça, mais tu sais que nous les hommes, sommes plus sensibles au sexe que vous, ne le nie pas et arrĂȘte de m'appeler comme ça, tu sais bien que j'ai horreur de ce prĂ©nom stupide!


Alexandra prend elle aussi la bouteille de Whisky et se sert un verre, avant de lui passer sous le nez avec provocations dans le regard, la voix, les gestes.


- Ben, c'est pas comme ça que tu t'appelles, Daniek? Si seulement tu pouvais ĂȘtre autrement, Ă  l'Ă©coute de mes besoins, si tu me considĂ©rais rien qu'un tout petit peu ! Si seulement tu ressemblais Ă  ce type.


- Je ne fais que ça Alex. Attends, de quel type tu parles encore ?


Il s'assit prĂšs d'elle sur le grand sofa en angle de cuir blanc et sent la rage l'envahir.

- De ce charmant Zac. Quoique, peut-ĂȘtre que c'est un diminutif de Zacharia ou bien encore Zaccharie. Qui sait? Ses yeux sont tellement magnifiques. Je n'en avais jamais croisĂ© de tels dans ma vie.


RĂ©torque t-elle en croisant les jambes, l'air rĂȘveur. Alexandra colle ses lĂšvres envieuses sur le bord du verre, contenant le liquide qui la mettra bientĂŽt Ă  l'envers. Elle boit sans retenue.


- Tu me fais marcher, j'espÚre. Qui est cet imbécile de Zac? Tu te tapes un autre, c'est ça?


L'Ă©pouse malmenĂ©e verbalement n'hĂ©site plus Ă  ĂȘtre aussi odieuse que ne l'est Dan. Provocante Ă  souhait, Alex lĂšve son verre sous les yeux de son mari comme lorsque l'on porte un toast pour une grande occasion. La jeune femme boit encore quelques gorgĂ©es, suffisamment pour lui faire tourner la tĂȘte.


- Et pourquoi pas, hein ? Je lÚve ce verre à la liberté, a " ma " liberté.


- Je t'interdis de faire ça ! Tu ne vois aucun autre homme que moi, c'est compris?


- Ah, tu me l'interdis carrĂ©ment? Je crois rĂȘver ! Tu me fais de la peine Daniek, tu me fais mĂȘme pitiĂ©, tiens!


L'homme se lĂšve hors de lui. Il a le visage rouge Ă©carlate et le fait qu'il boive plus que de raison, quotidiennement, n'arrange rien Ă  sa peau rĂ©active. Le sang lui monte bien vite Ă  la tĂȘte et il se sent blessĂ© dans son ego de mĂąle Ă©goĂŻste et surdimensionnĂ©. Elle a touchĂ© le point sensible qu'elle espĂ©rait atteindre avec brio.


- Ne m'appelle pas comme ça, je te dis. Fais gaffe à ce que tu dis, et surtout à ce que tu fais Alex ! Fais bien attention ou ...


- Ou tu vas te mettre Ă  me cogner comme tu l'as fait Ă  l'entreprise aprĂšs ta petite fĂȘte arrosĂ©e?


- Ne me tente pas !


Il lÚve le bras et son poing n'est plus qu'à quelques centimÚtres du doux visage féminin et harmonieux de la jeune femme. Il abandonne et se recule, alors elle se lÚve le sourire narquois.


- Tu n'es vraiment qu'un pauvre type Dan. Je vais me coucher !


- C'est ça, va ! Va te tripoter en pensant à ce gros enfoiré.


- Je n'y manquerai pas ! Par contre toi, tu ne me rejoins pas, tu prends la chambre d'ami !


Elle claque la porte bien fortement pour montrer son mĂ©contentement et il s'affale sur le sofa, la tĂȘte entre ses mains tremblantes . Alex est assise sur le lit beige et bordeaux et regarde par le hublot du Yacht. La lueur de la lune fait scintiller cette eau dĂ©sormais calme sur le port, et elle rĂȘve de s'Ă©loigner de cette vie, qu'elle trouve lasse et monotone.


- Psst !


Une voix chuchotante interpelle l'épouse, assise sur le lit, envahie par ses pensées plus négatives les une que les autres. Les effets de cet alcool fort, ingéré il y a quelques secondes lui montent déjà au crùne. Le jeune homme mystérieux et envahissant du port se tient là, planté comme un piquet derriÚre le hublot. Alex sursaute de stupéfaction.


- Nom de Dieu, mais qu'est ce que vous fichez ici ? Vous m'avez fait une de ces peurs ! Si mon mari vous voit, il vous tue ! Vous m'espionnez ou quoi ?


Zac secoue la tĂȘte et pose un doigt sur sa bouche pour l'inciter Ă  se taire. Il n'est pas nĂ©cessaire de faire une scĂšne, il n'est pas revenu pour elle, enfin, presque pas.


- Si tu parlais plus doucement, peut-ĂȘtre que je ne finirais pas en bouillie. Je suis juste venu te rapporter ça en fait.


Il lui tend son portefeuille par le hublot qu'elle vient d'ouvrir en grand.

- Oh! Merci beaucoup, j'ai dĂ» le faire tomber quand j'Ă©tais assise. C'est sympa de votre part Zac, je n'avais pas conscience que je l'avais Ă©garĂ© et j'aurais Ă©tĂ© bien embĂȘtĂ©e.


- Tu as retenu mon prénom, je suis flatté.


Alex se racle la gorge, un peu gĂȘnĂ©e de cette phrase et vĂ©rifie son porte-cartes.


- Bon eh bien, bonne soirée.


- Attends, tu fais quoi lĂ ? Je ne suis pas un putain de voleur. Je n'ai rien pris dans ton portefeuille !


- Ecoute, je n'ai pas dit que vous étiez un voleur, mais je vérifiais si rien n'était tombé, c'est tout.


- J'ai entendu que le ton montait entre ton mec et toi ! Tu peux me tutoyer Alex.


- Je m'appelle Alexandra, pas Alex ! Zac, je n'ai pas envie de vous tutoyer, je ne vous connais pas. Je vous remercie pour le portefeuille, mais je vais aller me coucher maintenant et ce qui se passe entre mon mari et moi ne vous regarde en aucun cas.


Zac se gratte le crĂąne un peu gĂȘnĂ©.


- C'est bien vrai, ça ne me regarde pas, mais j'ai horreur des types qui Ă©lĂšvent la voix contre une femme. Bon eh bien, puisque vous n'ĂȘtes pas en danger, alors, je peux y aller. Ravi de vous avoir revue.


Alex le regarde s'Ă©loigner, mais dans un Ă©lan de folie, elle ose.


- Attendez ! Vous travaillez ici ?


Le jeune homme, grand, ténébreux et chùtain aux yeux clairs se retourne et revient sur ses pas.


- Ouais, je bosse pas mal par lĂ . Je suis fils de marin pĂȘcheur, on l'est de gĂ©nĂ©ration en gĂ©nĂ©ration, alors. Vous ĂȘtes ici en vacances ?


- Oui enfin... Nous sommes ici pour les affaires de mon mari surtout. Et votre bateau est loin d'ici ?


- Non sur la cĂŽte, vers l'ouest. Je vous y emmĂšne, si vous voulez.


Alex regarde la porte, puis la chambre, puis Zac, un peu étonnée mais intriguée.


- Hein? Quoi lĂ  tout de suite ?


- Ben ouais.


- Mais ce serait de la pure folie. Mon mari va me voir partir.


- Pas si vous passez par cette fenĂȘtre, haha!


- Par le hublot ? Mais je ne pourrai jamais !


- Mais bien sûr que si, il faut enlever vos talons et le tour est joué.


- Mon Dieu, si Dan me surprend je...


- Je vous protégerai, c'est promis ! Allez on n'a qu'une vie alors pourquoi se faire chier ? Il faut savoir dépasser ses peurs, c'est ce que mon pÚre dit toujours.


Alex se mordille la lĂšvre amusĂ©e. Son visage Ă©tait si fermĂ©, et pour la toute premiĂšre fois Zac le voit s'illuminer. L'adrĂ©naline Ă©tant prĂ©sente, elle se surprend elle-mĂȘme Ă  vouloir le suivre et fuguer comme une adolescente . Elle ĂŽte ses escarpins et pose son pied nu sur le rebord de la fenĂȘtre morte de rire, mais Ă©galement un peu pompette, alors elle s'aide de cet Ă©tat d'Ă©briĂ©tĂ© pour se lĂącher un peu. Zac lui attrape les deux mains. Son deuxiĂšme pied est appuyĂ© contre le hublot, elle saute et se retrouve dehors. La jeune femme lui lĂąche les mains dans un Ă©clat de rire si communicatif et incontrĂŽlable, qu'il entraine celui du jeune homme.


- Ce n'est vraiment pas bien de fuguer, hein !


- Oh putain, je n'en reviens pas de ce que je suis en train de faire là! Il faut vite déguerpir avant qu'il ne nous voit ! Allez, allez!


Il ne pleut plus, mais le sol est trempé. Elle trouve cela trÚs agréable.

Chapitre 3 : Dis-moi tout.



- ici, je me pose le soir parfois, pour regarder les nuages.

- C'est sympa, je trouve. « On a une vue imprenable sur l'horizon » dit Alex en suivant du regard le doigt de Zac, pointé vers un banc face au port et toutes les merveilles qu'il peut leur offrir. La lune se fait de plus en plus observable et éclaire toute la ville. Parfois, elle se laisse porter par ce désir soudain de regarder les yeux diaphanes du gamin, sans oser croiser son regard, de peur qu'il ne s'imagine des choses, mais aussi de peur d'aller trop loin avec lui. Elle est professeur en littérature. Des élÚves beaux et charismatiques, elle en voit passer. Mais il a ce quelque chose en plus qui pourrait la faire craquer et elle se l'interdit formellement, parce que c'est contraire à son éthique.

- Il commence Ă  faire frais. Ton bateau est encore loin?

- Non non, c'est celui-lĂ , juste ici.

- Oh...

- Oh? Eh bien, c'est sur que ce n'est pas vraiment le mĂȘme dĂ©lire que celui que vous avez, ton cher mari et toi, mais je m'y sens bien. Allez viens ! A moins que tu n'aies peur de pĂ©nĂ©trer dans ce pauvre petit canoĂ© sans marbre ni poutre en or massif?

- Tu crois sincÚrement que je suis née dans le luxe? J'ai vécu dans la pure misÚre, jusqu'à ce que je rencontre Dan, enfin... laisse tomber. Bon, tu me fais entrer? Je te pensais plus gentleman que ça, tu vois?

Il rit. Elle attend les bras croisés, avec une moue boudeuse, qui ne laisse pas le jeune homme indifférent.

- Honneur aux dames.

Tirant sa plus belle et ridicule révérence, il lui fraye un chemin et elle avance doucement, alors qu'il la suit à pas de velours. Il appuie sur l'interrupteur et elle peut enfin découvrir les trésors que cachent ce bateau insignifiant de l'extérieur, mais chaleureux à souhait, quand on y pénÚtre.

- C'est vraiment mignon. Tu as aménagé ça avec beaucoup de goût.

- Un compliment? Eh bien, je n'y croyais plus!

- Tout arrive, il faut croire dans la vie. Et tu dors oĂč du coup?

Elle visite. Cet endroit confiné est vraiment étroit, mais pourtant elle aime la chaleur et la sérénité qui s'y dégagent



Elle tourne sur elle-mĂȘme dans l'espoir de trouver un lit , en vain.


- Je dors sur ce fauteuil lĂ , tu vois?


Alex fronce les sourcils d'incompréhension, en regardant la causeuse et ce pardessus à carreaux rouges et blancs.


- Tu plaisantes? Tu ne peux pas t'allonger?


- Bien sûr que je plaisante. Je ne suis pas un vampire, je dors parfois. J'avoue que je ne suis pas un gros dormeur mais disons que ça m'arrive de temps en temps. Attends, je vais te montrer ça.


Il sourit, ne la lùche pas du regard et frappe deux coups contre la paroi boisée, tire une latte et la fait se reculer rapidement.


- Oh c'est génial!


- Oui le lit est planqué dans le mur.


Zac lĂšve les sourcils Ă  plusieurs reprises et

Il vient de décapsuler la canette argentée qu'il lui tend, dans un bruit trÚs peu discret . Elle l'attrape et attend le verre, mais elle comprend qu'elle va devoir boire comme ça et pas autrement, directement à la canette.



Elle n'en a plus l'habitude, mais pourquoi pas aprĂšs-tout? Sa tĂȘte tourne lĂ©gĂšrement et ça lui brouille un peu l'esprit, alors elle tente de garder les idĂ©es le plus claires possibles, pour ne pas faire de faux pas. Elle n'est pas Dan, et ce n'est qu'un gamin.


- Merci. Dis-moi, par curiosité, tu as quel ùge Zac ?


Il s'assit prÚs d'elle pour la seconde fois de la soirée, et boit une gorgée de sa biÚre. Alexandra trouve étrangement, que l'ambiance est nettement plus sereine lorsqu'il se trouve à ses cÎtés. Zac la met au défi.


- Tu penses que j'ai quel Ăąge?

- Et bien, c'est difficile Ă  dire. Je dirais peut-ĂȘtre dix-sept ans.


- J'ai vingt ans ,en fait.


- Ah, tu fais un peu plus jeune je trouve.


- Oui, c'est ce qu'on me dit, mais ça me va. C'est bien de faire plus jeune. Et toi? Je sais qu'on ne demande pas l'ùge d'une dame, mais je ne vois pas ce que ça peut faire puisque tu sais quel ùge j'ai. J'ai envie de savoir le tiens.


Alex sent son coeur battre plus vite. Elle a un peu honte car elle ne veut pas vieillir, alors, elle a peur de la rĂ©ponse qu'il va lui donner mais elle tente tout de mĂȘme.


- Eh bien, devine toi aussi.


- Si je dis plus de quarante tu vas me tuer . Je vais dire trente neuf pour ne pas risquer de dépasser la ligne rouge. Ha ha !


- Ce serait super si je pouvais te dire oui, mais non. Beaucoup beaucoup plus.


Zac fronce les sourcils car il ne s'attendait pas à ce qu'elle soit plus ùgée.


- Tu déconnes là? Putain, je peux te dire que si tu as soixante-dix ans tu es superbement bien conservée.


Elle le frappe avec son poing sur son épaule nue , musclée et bronzée, avant de rire un peu plus timidement que lui.


- N'abuse pas, oh !


- Ok, ok, c'est bon , je me lance ! Quarante cinq?


Il grimace, de peur d'ĂȘtre frappĂ© Ă  nouveau. Alex boit un peu et secoue la tĂȘte les yeux rieurs.


- Quarante-six?


Un petit rictus charmeur se lit sur le visage du gamin.


- VoilĂ .


- Sérieusement? Tu ne les fais vraiment pas, je te jure. Tu es magnifique ! Dis, tu connais plein de choses sur moi, mais moi je ne connais rien de toi. Tu fais quoi comme métier?


- Je suis prof à distance : prof en littérature.


- Ah ouais? Et ça ne te manque pas le contact avec les élÚves ?


- Si, terriblement, mais j'habitais à Berlin avant, et depuis que je suis mariée avec Dan , je vis ici en Amérique, mais je ne peux pas avoir d'école fixe. Je suis mon mari pour tous ses déplacements.


Zac lui prend la main posée sur sa cuisse.


- Tu n'as pas l'air trĂšs heureuse...

- Mais si, bien sûr que je suis heureuse. Mais qu'est ce que tu fais? Bon écoute, je vais devoir aller me coucher car je commence à fatiguer, et si Dan ne me trouve pas au lit alors, il va s'imaginer des choses que je ne veux pas. Je vais y aller.


- Je te demande de m'excuser. Je ne voulais pas du tout faire ce geste déplacé. Je te raccompagne.


- Non non c'est bon, pas de soucis, ne t'embĂȘte pas, je connais le chemin.


Elle se lĂšve en titubant et trĂ©buche, mais il la rattrape avant qu'elle n'atteigne le sol. Alexandra se retrouve blottit malgrĂ© elle contre son torse rigide, mais elle se recule. La quarantenaire prend appui sur ses bras virils et son visage ne se tient qu'Ă  quelques centimĂštres de celui du gamin. GĂȘnĂ©e de cette approche, elle pose ses deux mains sur son visage pour s'y cacher, avant de s'asseoir de nouveau sur le lit, prise de vertiges.


- Oh, reste avec moi. Tu as trop bu ou quoi? Tu ne vas pas rentrer dans cet état. Essaye de t'allonger un peu ici, et quand ça ira mieux, alors, je te laisserai repartir. Pas avant.


- Ok, tu as raison. Je vais m'allonger quelques minutes.


Zac l'aide a s'étendre sur le lit, et elle ferme les yeux. Elle a un peu trop forcé sur l'alcool on dirait. Il s'allonge prÚs d'elle, et ne cesse de la regarder. Et si il en tombait amoureux?



Chapitre 4 : DĂ©sir.

Quelques minutes passent. Zac n'ose se blottir contre elle et pourtant, il meurt d'envie de sentir l'odeur de son parfum de plus prĂšs et mĂȘme de sa peau. Elle doit sentir tellement bon. Le jeune homme prĂ©fĂšre la laisser tranquille et vaquer Ă  ses occupations. Elle semble dĂ©sormais plongĂ©e dans un profond sommeil et il ne dĂ©sire pas la dĂ©ranger, alors il occupe Ă  prĂ©sent la causeuse et se met Ă  lire les instructions pour retaper son bateau. Son pĂšre lui demande de ne pas trop en faire, car il veut que ça reste un endroit assez atypique et qui ne doit surtout ressembler Ă  aucun autre sur la cĂŽte. Mais Zac aime bricoler et il veut le rĂ©nover et pourquoi pas partir en mer avec un jour. Il sait qu'il peut y arriver avec de l'acharnement et la conviction qui l'anime, tout sera bientĂŽt possible. De temps en temps, il fourre son nez dans ce livre que son pĂšre lui a offert, pour son dernier anniversaire, et parfois il ne peut s'empĂȘcher de lever la tĂȘte pour veiller sur sa nouvelle compagnie. Elle ne bouge plus, elle a l'air apaisĂ©e, bien. Zac change de page. Ce qu'il lit est de plus en plus intĂ©ressant et pourtant, il est perdu dans ses pensĂ©es brouillĂ©es et n'arrive plus vraiment Ă  se concentrer, comme il l'espĂšre. Il faut l'avouer, en ce moment, il sent bien que sa testostĂ©rone le travaille. DĂšs qu'il voit un bout de chair fĂ©minine, son corps s'emballe et il essaye justement de se contrĂŽler. Mais avec elle, ce n'est pas tout Ă  fait la mĂȘme chose. Il ne pense pas qu'Ă  ce genre de rapprochement et il en est conscient. Elle est bien plus ĂągĂ©e et expĂ©rimentĂ©e que lui, et il cache un secret qui lui dĂ©plairait si elle venait Ă  le dĂ©couvrir. EnnuyĂ© par ce brouhaha dans son cerveau, Zac referme sĂšchement le bouquin et s'assied contre le bois du rebord du hublot, ses yeux bleus ciel se perdent vers l'horizon et il s'imagine l'impensable.


- Oh ma tĂȘte...

RappelĂ© Ă  la rĂ©alitĂ©, le jeune homme, tirĂ© de ses pensĂ©es, tourne la tĂȘte vers celle qui semble incommodĂ©e par l'alcool qu'elle a ingĂ©rĂ©.

- Tu as mal au crĂąne?

- Ouais... franchement, je fais n'importe quoi, Zac. Il va falloir que je rentre, car je n'ai pas du tout le courage de me disputer avec lui.

- Je comprends, mais tu ne penses pas que tu es majeure et que tu fais un peu ce que tu veux? Tu es pĂąle? Tu veux un verre d'eau?

- Hm hm.. non merci, je ne veux rien. Je me sens vaseuse...

- Ah ça, ce sont les mélanges. vin, biÚre...

- Whisky...

Zac la regarde, étonné.

- Tu enchaßnes tout ça et tu es toujours debout? Chapeau, moi il y a longtemps que je serais KO.

Alex lui sourit un peu timidement. Elle reprend peu a peu des couleurs et ses esprits. Elle s'adosse Ă  la tĂȘte de lit en palettes de bois, puis grimace en se frottant le visage.


- Tu lis quoi?

- Oh ça ? Ce n'est rien. C'est un livre pour apprendre à retaper un bateau. Rien de bien intéressant...

- Tu veux retaper ce bateau tout seul? Et tu veux en faire quoi?

- Je voudrais un jour partir en mer avec...

- C'est un beau projet.

- Bref, on n'en est pas encore lĂ . Je peux?

Zac lui demande d'un signe de main si une place dans le lit est possible.

- Bien sûr, c'est ton lit, pas le mien.

Le jeune garçon glisse une main sur sa mĂšche rebelle, qui lui tombe sur les yeux, et la plaque vers l'arriĂšre pour ne plus ĂȘtre gĂȘnĂ©. Alex plonge son regard dans le sien.


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